Automatiser un cabinet d'expertise comptable

Un cabinet passe ses journées à réclamer des pièces, à les ranger, et à répondre trois fois à la même question. Rien là-dedans ne demande un diplôme d'expertise comptable.

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Le 8 du mois, dans votre cabinet

Un collaborateur ouvre sa boîte mail. Quatorze clients ont répondu. Chacun a envoyé trois pièces sur les douze demandées. Il télécharge, il renomme, il dépose dans le bon dossier. Puis il repart relancer les huit qui n'ont rien envoyé du tout.

Il est onze heures. Il n'a pas produit une seule écriture.

Ce n'est pas un problème d'organisation, et changer de logiciel de production n'y changera rien. C'est le métier tel qu'il se pratique presque partout : la production attend la collecte, et la collecte attend les clients. Vous payez un collaborateur formé pour faire, toute la matinée, un travail qui ne demande aucune formation.

Ce que je reprends, et où ça s'arrête

Les pièces qui n'arrivent jamais

Chaque mois, la même relance au même client pour le même relevé. La demande part toute seule, ce qui revient est classé au bon dossier, et vous n'êtes alerté que sur les dossiers encore incomplets à cinq jours de l'échéance.

La saisie des pièces clients

Factures d'achat, notes de frais, relevés : lus, rapprochés du bon compte et déposés dans votre logiciel de production. Une pièce illisible ou un compte incertain part de côté pour un collaborateur. Jamais devinés.

La facture électronique

Vos clients vont tous vous poser la même question avant l'échéance. Brancher leur facturation sur une plateforme agréée et récupérer les flux dans votre production, c'est du branchement entre logiciels. Pas un abonnement de plus à leur vendre.

Les questions qui reviennent

« Où en est mon bilan », « il me faut une attestation », « je peux passer ça en frais ? ». La réponse est préparée à partir du dossier et des pièces réelles. Un collaborateur relit et envoie.

Ce que ça vous coûte aujourd'hui

Je ne vous donnerai pas de pourcentage. Les chiffres qui circulent sur le secteur ne sont vérifiables nulle part, et vous n'avez aucune raison de me croire sur parole. Voilà comment le calculer chez vous, avec vos nombres à vous.

La relance des pièces
Comptez vos dossiers, multipliez par le nombre de relances envoyées dans le mois, puis par cinq minutes. Un portefeuille de quatre-vingts dossiers dépasse souvent les quinze heures mensuelles. Rien que pour réclamer.
La saisie
Prenez le nombre de pièces traitées le mois dernier et le temps moyen par pièce. Ce qu'une machine en reprend, je ne le devine pas depuis un site web : je le mesure pendant la visite, sur vos pièces réelles, et je vous le montre avant que vous signiez quoi que ce soit.
Les questions clients
Comptez les mails entrants d'une semaine, retirez ceux qui demandent un vrai conseil. Ce qui reste est le volume répétitif : points d'avancement, attestations, « je peux passer ça en frais ». Chez la plupart des cabinets, c'est la moitié de la boîte.

Le calculateur fait l'arithmétique pour vous en deux minutes, sans rien vous demander en échange. Chiffrer la tâche.

Je travaille dans vos logiciels, pas à côté

Rien à remplacer, rien à migrer. Votre équipe garde les écrans qu'elle connaît. Ceux que je branche le plus souvent dans votre métier :

  • Cegid
  • Sage
  • Silae
  • Pennylane
  • ACD
  • MyUnisoft
  • Isacompta

Un logiciel absent de cette liste n'est pas un obstacle. La question est de savoir s'il laisse une porte d'entrée. Je le vérifie pendant la visite, avant de vous promettre quoi que ce soit.

Par quoi on commence

Une seule tâche d'abord. C'est ce qui distingue un projet qui tourne d'un pilote qu'on abandonne au bout de six mois.

  1. Étape 1

    On regarde un seul portefeuille

    Pas le cabinet entier. Un collaborateur, ses dossiers, un mois. C'est assez pour chronométrer et pour savoir ce que ça pèse à l'échelle du cabinet.

  2. Étape 2

    On prend la tâche la plus ennuyeuse

    Presque toujours la relance des pièces. Elle ne fait rêver personne en réunion. C'est exactement pour ça qu'elle tient : le jour où elle s'arrête, tout le monde le voit.

  3. Étape 3

    On élargit, ou on arrête

    Une fois qu'une tâche tourne pour de bon sur un portefeuille, l'étendre aux autres coûte peu. Et si le compte n'y est pas, on arrête là : vous avez payé une visite, pas un projet.

Ce que je ne fais pas dans ce métier

Je ne révise pas vos dossiers

La machine prépare, rapproche, classe. Le jugement professionnel reste chez vous, et la signature de l'expert-comptable aussi. Aucun outil ne vous décharge de ce que vous engagez en signant.

Je ne remplace pas votre logiciel de production

Cegid, Pennylane, MyUnisoft, ACD : vous les gardez. La machine écrit dedans, elle ne prend pas leur place. Un cabinet qui change d'outil de production perd six mois, et ce n'est pas ce que vous êtes venu chercher.

Je ne vends pas la facture électronique comme un abonnement

C'est un branchement entre les logiciels de vos clients et le vôtre. Quand une plateforme du commerce fait déjà le travail pour un de vos clients, je vous le dis, et vous ne me payez pas pour la refaire.

Ce qu'on me demande dans ce métier

Est-ce que ça va remplacer mes collaborateurs ?

Non, et dans un cabinet la question se pose même à l'envers : vous n'arrivez probablement pas à recruter. Ce qui part, c'est le classement, la relance et la saisie. Ce qui reste, c'est la révision, le conseil et la relation client, c'est-à-dire ce que vous facturez vraiment. Un collaborateur qui récupère deux jours par mois ne devient pas inutile. Il devient enfin disponible pour la mission qui rapporte.

Il faut changer de logiciel de production ?

Non. La machine écrit dans celui que vous avez déjà : Cegid, Pennylane, MyUnisoft, ACD, Isacompta. La vraie question n'est pas la marque, c'est de savoir si votre version laisse une porte d'entrée. Certains outils anciens n'en ont pas, et il faut alors passer par un export. Je le vérifie pendant la visite, avant de vous promettre quoi que ce soit.

Qui est responsable si elle se trompe d'affectation comptable ?

Vous, comme aujourd'hui avec un collaborateur. C'est pour ça que rien n'est livré à l'aveugle : je teste la machine sur vos dossiers réels avant la mise en service, et en dessous de 8 bonnes réponses sur 10, je ne livre pas. Une pièce dont le compte est incertain n'est pas devinée, elle part en attente avec le document sous les yeux du collaborateur. Chaque écriture est enregistrée et peut être défaite.

On est un petit cabinet, cinq personnes. C'est trop tôt ?

Pas forcément, mais la réponse dépend de vos volumes, pas de votre effectif. À cinq personnes, une seule tâche bien choisie suffit souvent à rentabiliser. En dessous d'une trentaine de dossiers, un abonnement du commerce fera mieux l'affaire que du sur-mesure, et je vous dirai lequel. Ça m'arrive régulièrement.

Nos clients vont nous demander quoi sur la facture électronique ?

Ils vont tous vous demander la même chose : par où passer, et qui branche quoi. Émettre et recevoir passera par des plateformes agréées, ce qui veut dire que les flux de vos clients arriveront sous un format normalisé qu'il faudra faire entrer dans votre production. C'est du branchement entre logiciels. Le calendrier a été reporté plusieurs fois : vérifiez la date en vigueur avant d'engager quoi que ce soit auprès d'un client, moi comme un autre.

Et le secret professionnel dans tout ça ?

C'est la raison pour laquelle l'hébergement se choisit dossier par dossier et s'écrit sur le devis. Par défaut, tout reste chez un hébergeur français, sur des serveurs qui appartiennent à une entreprise française : aucune loi étrangère ne peut réclamer vos fichiers, et vos pièces ne servent à entraîner l'outil de personne. Si vous préférez une machine réservée à votre seul cabinet, ou vos propres serveurs, c'est possible et c'est plus cher. On tranche ensemble avant que je commence.

Et chez vous, elle coûte combien, cette tâche ?

Vingt minutes au téléphone suffisent à le savoir. Ce que vos équipes refont déjà, ce qu'une machine peut en reprendre, et par quoi il vaut mieux commencer. Si la réponse est que ça n'en vaut pas la peine, je vous le dis à ce moment-là. Pas après un devis.

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