Automatiser la paie et l'administration du personnel

Chaque mois, les mêmes variables à réclamer aux mêmes managers. Les mêmes justificatifs à vérifier. Les mêmes questions de salariés. Puis le mois recommence.

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Le 20 du mois, au service paie

La clôture est dans quatre jours. Sur onze managers, sept ont envoyé leurs variables. Deux ont envoyé un tableur au mauvais format. Un a répondu « rien à signaler » alors qu'il y a eu deux absences. Le dernier ne répond pas.

Pendant ce temps, la boîte RH reçoit ses questions du jour : un solde de congés, une attestation employeur, une histoire de mutuelle, quelqu'un qui veut savoir ce que dit la convention collective sur les jours enfant malade.

Et il reste soixante notes de frais à contrôler.

Le gestionnaire de paie que vous avez recruté pour sa technicité passera sa journée à réclamer et à recopier.

Ce que je reprends, et où ça s'arrête

La collecte des variables

Heures, primes, absences, paniers : réclamées aux bons managers, vérifiées, mises en forme pour votre logiciel de paie. Un écart inhabituel par rapport au mois dernier est signalé avant le calcul. Pas absorbé.

Les notes de frais

Justificatif lu, montant et TVA extraits, contrôlés contre vos règles internes. Ce qui dépasse un plafond ou sort du barème part en validation humaine, avec la pièce sous les yeux.

Les questions des salariés

Solde de congés, attestation, mutuelle, convention collective : la réponse cite le document interne d'où elle vient, et chacun ne voit que ce qui le concerne.

L'entrée et la sortie d'un salarié

Contrat, déclaration d'embauche, comptes à ouvrir, matériel à commander : la liste se déclenche et se suit toute seule. Ce qui engage l'entreprise reste signé par vous.

Ce que ça vous coûte aujourd'hui

La paie a une particularité : son coût n'est pas seulement du temps, c'est aussi le risque de l'erreur et le stress des quatre jours de clôture. Comptez les deux.

La collecte des variables
Comptez vos managers, le nombre de relances par clôture, et le temps de remise en forme de ce qui arrive au mauvais format. Puis ajoutez ce que coûte une clôture décalée d'un jour. C'est ce deuxième chiffre que personne ne calcule.
Les notes de frais
Prenez le volume mensuel et le temps de contrôle d'une note, justificatif compris. À trois minutes pièce et quatre cents notes, vous êtes à vingt heures par mois. Sur du contrôle de barème, pas sur du conseil RH.
Les questions des salariés
Comptez les sollicitations d'une semaine et retirez celles qui demandent un arbitrage. Ce qui reste a déjà sa réponse écrite dans un document interne : la trouver est un travail de recherche, pas un travail de RH.

Le calculateur convertit vos volumes en heures et en euros par mois, sans rien vous demander. Chiffrer la tâche.

Je travaille dans vos logiciels, pas à côté

Rien à remplacer, rien à migrer. Votre équipe garde les écrans qu'elle connaît. Ceux que je branche le plus souvent dans votre métier :

  • Silae
  • Sage Paie
  • Cegid
  • PayFit
  • Lucca
  • ADP

Un logiciel absent de cette liste n'est pas un obstacle. La question est de savoir s'il laisse une porte d'entrée. Je le vérifie pendant la visite, avant de vous promettre quoi que ce soit.

Par quoi on commence

Une seule tâche d'abord. C'est ce qui distingue un projet qui tourne d'un pilote qu'on abandonne au bout de six mois.

  1. Étape 1

    On commence par les notes de frais

    C'est le meilleur point de départ du métier : volume élevé, règles écrites, aucun risque juridique. On voit le résultat dès la première clôture.

  2. Étape 2

    Puis la collecte des variables

    Plus rentable, mais plus sensible. On ne la branche qu'une fois que vos managers ont pris l'habitude, et toujours avec un contrôle des écarts par rapport au mois précédent avant le calcul.

  3. Étape 3

    Les questions des salariés en dernier

    Parce qu'il faut d'abord que vos documents internes soient à jour. Une machine qui répond depuis une note de service périmée, c'est pire que pas de machine du tout.

Ce que je ne fais pas dans ce métier

Je ne calcule pas la paie

Silae, Sage Paie, PayFit, ADP : ce sont eux qui calculent, et ils le font bien. La machine leur donne des variables propres, vérifiées, au bon format. Elle ne touche ni aux taux, ni aux cotisations, ni au bulletin.

Aucune décision automatique sur une personne

Une sanction, un refus de congé, un classement de candidature, une évaluation : jamais. Le RGPD encadre strictement les décisions entièrement automatisées qui produisent des effets sur quelqu'un, et au-delà du droit, c'est simplement une mauvaise idée. La machine prépare un dossier lisible. Un humain décide.

Je ne touche pas à la DSN

La déclaration sociale nominative sort de votre logiciel de paie et engage l'entreprise. Ce que je peux faire, c'est vous signaler en amont une variable qui sort de l'ordinaire, pour que l'erreur ne parte pas dans la déclaration. Corriger après, c'est toujours plus long.

Ce qu'on me demande dans ce métier

Vous calculez la paie à notre place ?

Non, et c'est volontaire. Votre logiciel de paie calcule, applique la convention collective et sort la DSN : il fait ça mieux que n'importe quel développement sur mesure, et il est maintenu à chaque changement de réglementation. Ce qui coûte cher chez vous, c'est ce qui se passe avant le calcul : réclamer, vérifier, remettre en forme. C'est là que j'interviens.

Silae, PayFit, Sage : il faut en changer ?

Non. La machine dépose les variables dans celui que vous avez déjà, au format qu'il attend. La seule vraie question est de savoir s'il accepte une entrée automatique ou s'il faut passer par un fichier d'import. Les deux fonctionnent, la deuxième demande un peu plus de travail. Je vérifie votre version pendant la visite.

Une machine qui lit les notes de frais, elle voit quoi exactement ?

Le justificatif, le montant, la date, la TVA, le fournisseur, et la règle interne qui s'applique. Elle ne voit rien d'autre du dossier du salarié, parce qu'elle n'a accès qu'à ce qui est écrit sur le devis. Ce qui dépasse un plafond ou sort du barème n'est pas rejeté tout seul : ça part en validation humaine avec la pièce affichée à côté.

Un salarié peut-il être évalué ou trié par la machine ?

Non, et je refuse ce genre de mission. Le RGPD encadre strictement les décisions entièrement automatisées produisant des effets sur une personne, et un tri de candidatures ou une notation de performance tombent dedans. Au-delà du droit : c'est le genre de système qui vous explose au visage un an plus tard. La machine prépare un dossier complet et lisible. La décision reste signée par quelqu'un.

Les données de nos salariés partent où ?

Elles restent en France, chez un hébergeur français, sur des serveurs qui appartiennent à une entreprise française. Les données de paie et de santé sont ce qu'une PME détient de plus sensible : c'est le cas où je recommande une machine réservée à vous seul plutôt qu'un hébergement partagé. Ça coûte plus cher, et je vous dirai franchement si votre volume le justifie.

On est 60 personnes avec un seul gestionnaire de paie. C'est rentable ?

Ça dépend moins de votre effectif que du nombre de managers à relancer et du volume de notes de frais. À soixante salariés avec dix managers et des frais réguliers, il y a en général de quoi rentabiliser une tâche. À soixante salariés sans frais et avec des variables stables, un abonnement du commerce fera mieux l'affaire, et je vous dirai lequel. C'est arrivé.

Et chez vous, elle coûte combien, cette tâche ?

Vingt minutes au téléphone suffisent à le savoir. Ce que vos équipes refont déjà, ce qu'une machine peut en reprendre, et par quoi il vaut mieux commencer. Si la réponse est que ça n'en vaut pas la peine, je vous le dis à ce moment-là. Pas après un devis.

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