Automatiser une gestion locative ou un syndic

La gestion locative, c'est le même courrier répété mille fois. Quittances, appels de fonds, relances, demandes de locataires. Personne n'a été embauché pour ça.

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Le 5 du mois, en gestion locative

Les quittances sont parties. Restent les vingt-trois locataires dont l'adresse mail a changé, les six qui n'ont pas payé, et les quatre qui écrivent pour dire qu'ils ne comprennent pas leur régularisation de charges.

Un gestionnaire ouvre le premier mail. Il faut retrouver le lot, ouvrir le bail, sortir le décompte, vérifier la clé de répartition. Douze minutes pour une réponse de six lignes.

Il en reste vingt-deux. Et il est aussi censé faire visiter un appartement à quatorze heures.

Ce que je reprends, et où ça s'arrête

Les demandes des locataires

Une fuite, un préavis, une contestation de charges : le mail est trié, rattaché au lot et au dossier, et la réponse est préparée avec les pièces qui vont avec. Un litige remonte à un gestionnaire, toujours.

Les documents qui entrent

Baux, états des lieux, attestations d'assurance, factures de travaux : lus et classés au bon lot. L'attestation qui manque vous est signalée avant l'échéance. Pas après.

Les appels de fonds et les relances

Préparés, datés, envoyés. Un impayé qui dépasse le seuil que vous fixez sort du circuit automatique et remonte à un gestionnaire, avec l'historique du compte.

Les assemblées générales

Convocations, ordre du jour, et procès-verbal rédigé depuis vos notes de séance. Vous relisez, vous corrigez, vous signez.

Ce que ça vous coûte aujourd'hui

En gestion locative, le coût ne se cache pas dans une tâche : il se cache dans le nombre de fois. Voilà comment le compter chez vous.

Les mails de locataires et de copropriétaires
Comptez-les sur une semaine, puis séparez ceux qui demandent une décision de ceux qui demandent une information déjà écrite quelque part. La deuxième pile est presque toujours la plus grosse, et c'est celle qui coûte le plus cher à traiter.
Les pièces qui manquent
Sortez la liste de vos attestations d'assurance échues. Multipliez par le temps qu'il faut pour la réclamer, la recevoir, la classer. Ajoutez ce qu'un sinistre non couvert vous coûterait. C'est le poste où l'oubli se paie le plus cher.
Les procès-verbaux
Comptez vos assemblées de l'année et le temps de rédaction d'un procès-verbal, relecture comprise. La rédaction depuis des notes de séance est le gain le plus net du métier, parce que c'est du temps de gestionnaire expérimenté, pas de secrétariat.

Le calculateur transforme ces comptes en euros par mois, en deux minutes. Chiffrer la tâche.

Je travaille dans vos logiciels, pas à côté

Rien à remplacer, rien à migrer. Votre équipe garde les écrans qu'elle connaît. Ceux que je branche le plus souvent dans votre métier :

  • Crypto (Septeo)
  • Gercop
  • ICS
  • Vilogi
  • LSC

Un logiciel absent de cette liste n'est pas un obstacle. La question est de savoir s'il laisse une porte d'entrée. Je le vérifie pendant la visite, avant de vous promettre quoi que ce soit.

Par quoi on commence

Une seule tâche d'abord. C'est ce qui distingue un projet qui tourne d'un pilote qu'on abandonne au bout de six mois.

  1. Étape 1

    On prend la boîte mail, pas le logiciel

    Le tri et la préparation des réponses ne touchent à rien dans votre logiciel de gestion locative. C'est le point d'entrée le moins risqué, et souvent le plus rentable.

  2. Étape 2

    La machine prépare, le gestionnaire envoie

    Pendant les premières semaines, rien ne part sans relecture. Vos gestionnaires corrigent, et chaque correction devient une règle. C'est là que la machine apprend votre façon de répondre.

  3. Étape 3

    On ouvre les envois automatiques, catégorie par catégorie

    Une demande d'attestation part toute seule bien avant qu'une réponse sur des charges le fasse. La liste de ce qui part sans relecture est écrite au devis, et elle s'élargit quand vous le décidez.

Ce que je ne fais pas dans ce métier

Je ne fais pas de juridique

Un congé, un impayé qui part en procédure, un vice caché, une contestation d'assemblée : ça remonte à un gestionnaire, toujours, et souvent à votre avocat. La machine peut rassembler les pièces du dossier. Elle ne qualifie rien.

Aucune mise en demeure ne part toute seule

Une relance amiable, oui. Un acte qui déclenche des délais, jamais. Le seuil au-delà duquel un impayé sort du circuit automatique est un chiffre que vous fixez, et il est écrit sur le devis.

Je ne remplace pas votre logiciel métier

Crypto, Gercop, ICS, Vilogi, LSC : vous les gardez. Ce sont des outils fermés, et c'est le vrai sujet du chiffrage : certains laissent une porte d'entrée, d'autres imposent de passer par un export programmé. Je le vérifie pendant la visite avant de vous promettre quoi que ce soit.

Ce qu'on me demande dans ce métier

Les quittances, notre logiciel les envoie déjà en masse.

Oui, et c'est très bien : ce n'est pas là que vous perdez du temps. Ce que votre logiciel de gestion locative ne fait pas, c'est répondre au locataire qui écrit après avoir reçu sa quittance. Le tri des mails, la recherche du lot, le décompte à ressortir, la réponse à rédiger : c'est ça, le volume. L'envoi en masse est le dixième du travail.

Un locataire conteste ses charges. La machine lui répond ?

Elle prépare, elle n'envoie pas. Elle retrouve le lot, sort le décompte, la clé de répartition et les factures concernées, et écrit une réponse avec les pièces attachées. Votre gestionnaire lit, corrige s'il le faut, envoie. Une contestation, c'est le début d'un litige : ça ne part jamais sans un humain, et ce réglage n'est pas négociable.

Notre logiciel de syndic est fermé, il n'y a pas d'export.

C'est le cas le plus courant du métier, et c'est le premier poste de coût, très loin devant la technologie. Il existe presque toujours une porte : un export programmé, un dépôt de fichiers, une base accessible en lecture. Parfois il n'y en a aucune, et il faut alors travailler à côté du logiciel plutôt que dedans. Je le vérifie sur place avant de chiffrer, pas après.

Les données des copropriétaires, elles vont où ?

Chez un hébergeur français par défaut, sur des serveurs qui appartiennent à une entreprise française. Aucune loi étrangère ne peut les réclamer, et vos documents ne servent à entraîner l'outil de personne. Si vous préférez une machine réservée à votre seul cabinet, c'est possible et c'est plus cher. Le choix se fait avec vous avant que je commence, et il figure sur le devis.

Un procès-verbal d'assemblée rédigé par une machine, c'est valable ?

Le procès-verbal engage le syndic qui le signe, pas l'outil qui l'a mis en forme. La machine rédige depuis vos notes de séance et le formalisme que vous utilisez déjà. Vous relisez, vous corrigez, vous signez. Le gain n'est pas dans la validité, il est dans les deux heures de rédaction que personne n'aime faire le lendemain d'une assemblée qui a fini tard.

On gère 400 lots. C'est assez ?

En gestion locative, oui, c'est en général assez pour qu'une seule tâche se rentabilise, parce que le courrier répétitif croît avec le nombre de lots. Ce qui compte davantage, c'est le nombre de gestionnaires et l'état de votre classement. Quinze ans de disque partagé où plus personne n'ose chercher, ça pèse plus lourd dans le devis que deux cents lots de plus.

Et chez vous, elle coûte combien, cette tâche ?

Vingt minutes au téléphone suffisent à le savoir. Ce que vos équipes refont déjà, ce qu'une machine peut en reprendre, et par quoi il vaut mieux commencer. Si la réponse est que ça n'en vaut pas la peine, je vous le dis à ce moment-là. Pas après un devis.

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